Skip to main content Help Control Panel

Accueil

La FNAB «  

Fil Bio avril 2008

les brèves du réseau national

IFOAM UE demande le report de la nouvelle réglementation bio à 2010.

La section européenne de l’internationale des organisations bio a officiellement demandé, par courrier à la Direction générale Agriculture de la Commission, le report de l’entrée en vigueur du règlement 834/2007 qui doit régir la production biologique au 1er janvier 2009. Pour Francis Blake, son Président, de nombreuses zones d’ombre existent encore dans les textes d’application du règlement, qui ne seront pas réglées à temps. Mais surtout, le nouveau logo européen n’est toujours pas connu, ce qui ne permet pas aux opérateurs d’imprimer leurs futures étiquettes.
La FNAB soutient cette demande qui lui donne un délai supplémentaire pour mettre en place l’identification des spécificités françaises, perdues pour le logo AB mais que les paysans de son réseau souhaitent conserver. Nous allons rapidement écrire à Michel Barnier à ce sujet, en profitant de la Présidence française de l’UE au 2eme semestre.


Autriche: 20% d'agriculture bio en 2010.

Afin de faire face à la forte croissance de la demande des consommateurs, l’Autriche a annoncé le 15 avril qu'elle souhaitait porter à 20% d'ici à 2010 la part de sa SAU en bio, contre 16% en 2007. "Nous devons nous assurer que la production suive la demande, et consolider le rôle pionnier de l'Autriche en matière d'agriculture biologique", a indiqué le ministre de l'Agriculture, Josef Pröll, lors du lancement d'une campagne destinée à encourager les exploitants agricoles à franchir le pas.


OGM - BASF menace la Commission européenne d'une action en justice.

Le groupe chimique allemand BASF a menacé jeudi dernier de poursuivre en justice la Commission européenne s'il n'obtenait pas rapidement l’autorisation de commercialiser une variété de pomme de terre génétiquement modifiée, l'Amflora, et ce dès la campagne 2009. Si celle-ci était autorisée, il s'agirait du premier végétal génétiquement modifié autorisé par l'UE depuis une décennie. L'Amflora a été conçue pour assurer une teneur élevée en amidon en éliminant l'amylose au profit de l'amylopectine. Elle n'est pas destinée à la consommation humaine mais surtout à l'industrie papetière.


La FNAB demande la pluralité dans les commissions chargées des installations.

La FNAB a écrit à Michel Barnier pour s’élever contre la main mise de la FNASEA et des Jeunes agriculteurs sur le Plan de Professionnalisation Personnalisé, alors que la Commission Nationale Capacité Professionnelle à l’Installation en Agriculture (CNCPIA) n’a pas encore rendu son avis officiel. Dans son courrier, la FNABindique « [s’interroger] /avec inquiétude sur la place qui sera accordée à des structures comme nos GAB : la gestion des points info-installation sera-t-elle suffisamment plurielle pour orienter les futurs candidats vers les structures d'accompagnements les plus en phase avec leur projet ? Quelle sera l'offre de formations à l'avenir ? Comment seront habilités les organismes souhaitant assurer le suivi des candidats à l'installation ? Quelle place pour les différents types d’accompagnement que nous proposons tels les réseaux de parrainage ou le tutorat ?/ ».
La Fédération demande donc une place pour ses GAB dans les commissions ad hoc des CDOA, ainsi qu’un siège au niveau national à la CNCPIA.


Lois Grenelle et agriculture.

Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a proposé des mesures législatives dans le cadre des projets de loi qui traduiront les objectifs issues du Grenelle de l'environnement.
Parmi celles-ci figurent « l'augmentation du crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique et la création d'une certification environnementale progressive des entreprises agricoles, dont le coût serait compensé par un crédit d'impôt », indique le ministère. Un ensemble de décisions vise également à augmenter la performanceénergétique des exploitations agricoles, comme la mise en place d'unecompensation -par un crédit d'impôt- d'une partie des coûts afférents au diagnostic énergétique. D'autres mesures seront présentées pour permettre à la France d'atteindre ses objectifs en matière d'énergies renouvelables et à augmenter la part du bois dans la construction.
Si la prolongation et le doublement du crédit d’impôt sont retenus et adoptées par le Parlement, cela représenterait une nouvelle victoire pour la FNAB, même si nous avions demandé plus que le doublement. Les lois Grenelle devraient être présentées en première lecture durant la session de printemps, et définitivement adoptées avant la fin de l’année.


Loi OGM adoptée au Sénat sans débat ou presque.

Le mercredi 16 avril 2008, malgré une centaine d'amendements déposés et des débats initialement prévus jusqu'à vendredi, le Sénat a adopté, en deuxièmelecture, le texte de loi sur les OGM. Un seul sous-amendement a été soumis à débat et au vote par la Commission des affaires économiques du Sénat. L'amendement 252,proposé par le député Chassaigne, adopté de justesse à l'Assemblée nationale, prévoyait que /"les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect (...) des structures agricoles, des
écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées /"sans organismes génétiquement modifiés"/, et en toute transparence"/. Pour ne pas aller formellement à l'encontre de cet amendement, tout en le vidant de son sens, l'UMP a préféré le modifier en stipulant que "la définition du sans OGM se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l'attente d'une telle définition au niveau européen, le seuil de correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce". Or, la législation communautaire ne prévoit à aucun moment et dans aucun texte la définition de tels seuils... Ainsi, après avis du Haut conseil, l'administration française aura toute latitude pour les définir. Ce sous-amendement restreint considérablement, voire annule, la portée de l'amendement 252. En effet, par "sans OGM" les députés de l'opposition entendait "seuil de détectabilité", seuil qu'utilise également la répression des fraudes (DGCCRF) quand elle contrôle les produits "sans OGM ". Ainsi, à plus long terme, ce sous-amendement remettra en cause les cahiers des charges des filières sans OGM, s’il est confirmé en 2eme lecture à l’Assemblée nationale à la mi-mai.


Loi OGM – la FNAB signe et appelle à signer l’Appel du "Comité 252".

" Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs,
gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l'agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. Nous nous félicitons de l'adoption par l'Assemblée nationale de l'amendement 252 ajoutant à l'article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect "des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés" et en toute transparence". [... ] Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s'engager à respecter le vote du Parlement et de s'opposer à toute tentative de suppression de l'amendement 252 jusqu'à l'adoption définitive de la loi. » Pour signer la pétition en ligne :

<http://amendement252.blogspot.com/>

La bio, la réduction des pesticides et le comité des amis de 40 ans.

Le comité opérationnel sur la réduction des pesticides joue petits bras : tous ses membres s'accordent pour ne rien changer. Pour Guy Paillotin, président de ce comité et ancien Président de l’INRA, qui s’exprimait le 10 avril à l'occasion d'un atelier de Vivea, le fonds de formation des exploitants agricoles que préside Christiane Lambert, certains agriculteurs emploient déjà deux fois plus de pesticides que leurs voisins, à conditions égales. Pour diviser par deux l'utilisation des produits phyto, il suffit donc de former les agriculteurs! Taxer lespesticides? "On ne va quand même pas mettre une nouvelle taxe alors que le monde meurt de faim!". Adopter d'autres pratiques en s'appuyant par exemple sur l'expérience des agriculteurs bio, en termes de choix variétaux ou de rotation? "Il y a un autre comité pour les bio". C'est tellement mieux entre amis!


Colloque de Clermont Ferrand : un succès.

Notre assiette, c’est un tiers des émissions de gaz à effet de serre, soit trois fois celle des voitures particulières. Cet impact de l’agriculture sur le changement climatique était le su,jet du colloque « agriculture biologique et changement climatique », co-organisé par l’Enita Clermont, ABioDoc et l’AsAFI les 17 et 18 avril 2008, à l’Enita de Clermont- Ferrand. Il a rassemblé les meilleurs spécialistes du sujet avec 224 professionnels et scientifiques du monde entier.* *Pour réduire notre impact, plusieurs pistes ont été évoquées (favoriser les produits locaux, de saison, limiter la consommation de viande et choisir des produits de qualité issus d’animaux nourris à l’herbe…). Pour reprendre une des conclusions de la dernière table ronde : "Est-ce que l’agriculture biologique peut résoudre tous les problèmes, notamment concernant le changement climatique ? Assurément, non, mais c’est ce qu’on a de mieux."



Vincent Perrot
Délégué général
Fédération nationale d'agriculture biologique
40 rue de Malte, F-75011 Paris
Tel: + (0)1 43 38 39 48 / + (0)6 84 10 43 79
Internet: www.fnab.org