La FNAB «
La gazette bio de la FNAB

Grenelle de l’environnement, ça y est c’est parti! Chacun des 6 groupes de travail s’est réuni une fois et se retrouvera encore une fois avant le mois d’août. Si dans certains groupes les thèmes sont consensuels et avancent relativement bien, d’autres semblent plus difficiles à mettre en route car leur périmètre d’investigation n’est pas bien défini. C’est le cas du groupe 4 qui concerne l’agriculture et dans lequel nous sommes présent au titre de « personnes morales qualifiées ». Il n’était pas prévu de parler ni d’OGM, ni de PAC, ni d’agro-carburants. On sent la profession agricole sur la défensive et une grande méfiance vis-à-vis des ONG. A ce jour peu de propositions sont mises sur la table et tout le monde attend celles des environnementalistes pour réagir. La question est de savoir s’il y a une véritable envie de négocier de leur part, où si l’on va vers une stratégie de barrage systématique. Plus d'infos : http://legrenelle.lalliance.fr
Fièvre catarrhale. La FNAB s’était plainte auprès de la DGAL et de la DPEI des difficultés posées aux bio par la lutte contre la fièvre catarrhale : impossibilité d’avoir accès à des abattoirs certifiés bio, impossibilité de déroger aux traitements obligatoires, surcoûts de l’alimentation bio pour les animaux restant à la ferme. La DGAL nous a confirmé que le premier point avait effectivement été réglé depuis, mais n’a laissé aucune ouverture concernant les traitements. Quant à nos demandes d’indemnisations spécifiques, elles sont restées lettre morte.
Prophylaxie IBR. La lutte contre l’IBR est devenue obligatoire fin 2006 : dépistage systématique suivi d’une vaccination obligatoire ou réforme des animaux positifs. Des éleveurs bio et conventionnels se sont élevés contre cette lutte très coûteuse contre une maladie dont la pathologie est quasiment inexistante. Certains bio estiment en outre que les risques de la vaccination dépassent ses bénéfices. Les réclamations de la FNAB ont été ignorées : la DGAL estime que cette prophylaxie est nécessaire pour que la France puisse éradiquer l’IBR, sans même réfléchir à l’utilité de cette éradication… En revanche, les éleveurs de l’Aude seraient en passe d’obtenir pour les bio un délai beaucoup plus long – plusieurs années- pour réformer les animaux positifs non vaccinés.
Mauvaises conditions climatiques et alimentation animale. Les conditions humides de ces derniers mois inquiètent les agriculteurs bio : certains ont dû avoir recours à l’enrubannage d’herbe au lieu de faire les foins, au risque de dépasser la limite maximale de 50% de la ration des animaux, d’autres redoutent une catastrophe sur le plan des rendements et de la qualité des céréales. Il semble toutefois que la situation soit très variable d’une région à l’autre. La FNAB met en place une cellule de crise sur les céréales, et sur toutes les cultures destinées à l’alimentation animale. La cellule se réunira en août après un point précis de la situation dans l’hexagone. Merci à tous de nous transmettre les informations à votre disposition !
Angleterre : halte à la bio aéro-importée. Si l’organisation d’éco-certification britannique The Soil Association réussit à faire accepter à ses adhérents les modifications de son cahier des charges, des aliments labellisés “bio” ne seront plus certifiés s’ils ont été transportés par avion. "Même si elle est “bio”, une tomate qui arrive d'’Espagne à bord d'’un avion cargo pollue tellement l’environnement que son facteur bio-positif est annulé. Or, dans la perspective d’une inclusion des émissions carbone dans l’éco-bilan d’'un produit, des aliments importés par avion contribuent fortement au réchauffement climatique” explique le communiqué de l’association, seule accréditée à attribuer le label “Issu de l’'agriculture biologique” en Grande-Bretagne. Si ce nouveau cahier des charges est accepté par le conseil d’administration, l’association limitera voire refusera d’'accorder son label à des aliments transportés par voie aérienne."
